samedi 27 décembre 2025

Retour au musée Bourdelle



Hier ma belle et moi sommes allés au musée Bourdelle. C'est un musée que nous connaissons bien. Mais, à chaque fois, j'avoue être surpris pour l'avoir oublié à quel point Bourdelle est le sculpteur du monumental, du gigantisme. Rodin (avec qui Bourdelle travailla) joue "petits bras", en comparaison. Les visiteurs que l'on aperçoit sur les photos donnent une échelle de ce que j'avance.

Il y avait également une exposition temporaire d'une polonaise prénommée Magdalena, et dont je ne dirai rien par charité chrétienne. D'ailleurs son nom, comme souvent les noms polonais, est imprononçable, impossible à se souvenir.




Et puis, pour finir et un peu en avance, bonne année à tous !!! 


mardi 23 décembre 2025

Prise de position



Petit drame à Champniers, jolie petite ville de Charente : les habitués de la boîte à livres des Prés-de-l'Or ont trouvé dans leur petit espace de culture un kamasutra. Le maire de la commune a condamné cet excès de fougue : "on adore la littérature variée, mais, là, c'était un peu trop varié". 
Avec un tel bouquin à sa disposition, on se serait attendu à une position plus originale de l'élu.

In Marianne, 18 décembre 2025


lundi 15 décembre 2025

Riz cantonnais et petite vieille


Quand je vais au chinois de mon quartier, souvent il y a, assise à une table, une petite vieille devant un bol de pâtes et un quart de Côtes-du-Rhône. Je commande mon bœuf sauce piquante avec riz cantonnais et, quand je sors, la petite vieille me lance, dans un beau sourire édenté, un "au revoir monsieur !". Je lui renvoie de bon cœur sa salutation.

Je ne sais pas pourquoi mais ce bref instant d'interaction a le don de me mettre en joie. 

samedi 13 décembre 2025

Esprits libres

 Etat des lieux 20 ans après un certain référendum. 

On admirera la charge d'Arnaud Montebourg.


samedi 29 novembre 2025

L'Islam et la science

 

C'est une mention faite par un intervenant, au détour d'une conversation sur un plateau-télé, que j'ai entendu parler de ce livre d'Ernest Renan. Je viens d'en terminer la lecture. Pour être juste il ne s'agit pas véritablement d'un livre, mais du texte, relativement court, d'une conférence qu'il donna à la Sorbonne en 1883, sur le thème des "apports" de l'islam aux sciences et à la philosophie. On y retrouve les idées développées par Sylvain Gouguenheim dans son ouvrage "Aristote au Mont Saint-Michel", publié en 2008, très documenté, et qui fit scandale à l'époque. Ouvrage introuvable aujourd'hui, sauf à des prix prohibitifs sur les sites de vente en ligne de livres d'occasion. Le texte de Renan est en quelque sorte un condensé de l'énorme travail de Gouguenheim.

Les petits veinards qui fréquentent encore ce blog, pourront le trouver ici, gratuitement, au format PDF.

Accessoirement, et puisqu'il y est beaucoup question de la Perse, ce texte m'a remémoré la petite Iranienne que j'ai connue à la fin des années 80. Elle et sa famille, trop proches du Shah d'Iran, avaient dû fuir l'arrivée des barbus, qui en Europe, qui au Canada. Elle, avait atterri à Meudon, et je l'avais rencontrée dans un bar, à Montparnasse, où elle s'était trouvé un petit job de serveuse. Nous avions sympathisé. Et plus encore. Elle avait conservé de ses ancêtres la religion zoroastrienne*, maudissait l'islam, appréciait le Bordeaux, la bonne chère, nos peintres et notre musique (sur ces sujets elle en savait bien plus que moi, à part le vin peut-être...). Son prénom était imprononçable pour un occidental. Alors, elle s'était trouvé un diminutif fort à propos : Bannie. Belle, incroyablement belle, intelligente et érudite, il s'en est fallu de peu qu'elle fasse capoter mon couple naissant. 

Fistons auraient été autres.

* Il m'est arrivé de tomber sur des photos de familles iraniennes du début du siècle dernier : elles auraient pu être auvergnates ou bretonnes. En mieux.

Ajout de dernière minute :

À la fin de son communiqué, Chems-eddine Hafiz - qui n’écarte pas l’étude des voies et moyens légaux pour s’opposer au rapport - lance un «appel clair» : celui de «défendre la laïcité  qui protège toutes les religions», «garantir la liberté de conscience et de culte» et de «promouvoir des politiques d’inclusion, de dialogue, de respect, et non des mesures discriminatoires, stigmatisantes, coercitives». Le recteur estime que «la France a besoin d’un débat serein, d’un vivre-ensemble fondé sur le respect et la dignité. Elle n’a pas besoin d’un texte qui divise, qui chasse, qui suspecte». Car selon lui, ce rapport* «menace la cohésion sociale, encourage l’exclusion et cultive la défiance», estimant par ailleurs qu’il est «contreproductif dans la lutte contre les dérives radicales que la Grande Mosquée de Paris mène depuis longtemps».

*Sénatorial.

SOURCE 

Pour ma part j'estime qu'il n'y a pas de "vivre-ensemble" possible avec l'islam.

L'histoire le démontre partout et en tous temps.

mardi 25 novembre 2025

Ancien combattant

 

Cadavérer...

Voilà, c'est ça, certains voudraient tous nous voir cadavérés. Cadavérés sur le front en Ukraine, cadavérés dans nos rues, cadavérés dans nos livres d'histoire.

Au passage j'admire ceux qui, quelque part au fond de l'Afrique, ont fait du mot "cadavre" un joli verbe très imagé : cadavérer. Une autre façon de dire "je vais te faire avaler ton extrait de naissance".

 

dimanche 16 novembre 2025

Des photos de photos à "Paris Photo"




Ma belle et moi sommes allés au grand Palais, à l'exposition "Paris Photo", qui ferme ce dimanche. Grosse affluence des dernières heures donc, et beaucoup de belles choses à découvrir. J'ai regretté que mon téléphone, qui a quelques heures au compteur, ne soit plus tout à fait à la hauteur. 

M'enfin voici :






















jeudi 6 novembre 2025

Aphorisme nocturne et désabusé


Emmanuel Macron ressemble de plus en plus au roi d'Angleterre : figurine qui ne sert à rien à son peuple. 

mardi 4 novembre 2025

Civilisation française





Jean-Michel Blanquer publie un essai intitulé "Civilisation française". Et le Figaro, DANS UN ARTICLE HÉLAS RÉSERVÉ AUX ABONNÉS, en dévoile quelques extraits.

"La civilisation française est mortelle", telle est l'accroche de l'article. 

La civilisation française est mortelle, oui. Surtout quand on s'acharne à lui taper dessus depuis au moins 1789. La globalisation récente, avec l'abattement des frontières et l'avènement de l'homme nomade, n'est que le dernier coup de massue qu'elle reçoit. Celui qui, peut-être, lui sera fatal. 

Au-delà de ça, je trouve qu'en ce moment il y a de plus en plus de prises de position allant dans ce sens. Mais c'est se réveiller bien tardivement : depuis des décennies beaucoup hurlent dans le désert "la civilisation française est mortelle". Au mieux ceux-là n'auront reçu qu'insultes et mépris, moqueries et opprobre. Et maintenant qu'elle semble à l'agonie, certains se réveillent : la civilisation française est mortelle. 

Tartuffes ! 


jeudi 30 octobre 2025

On nous a vus à Lille

 


 Ma belle et moi nous sommes offerts une escapade à Lille.

J'entends déjà les ricanements, je devine les sourires en coin : Lille...

D'aucuns nous auraient mieux vus à Venise ou à Bali, les imbéciles...

Arrivés vers 13h30, nous avions faim. Sortis de la gare de Flandres, c'est tout naturellement que nos pas nous ont guidés vers la Grand-Place, là où se trouve le siège de "La Voix du nord", avec encore cette inscription inscrite à son fronton, qui date de 1935 : « Défendre le travail dans la région du Nord ». C'est sur cette place que nous avons déjeuné, cette place où j'ai découvert cette spécialité du Nord : les moules au Maroilles. C'est pas dégueu, faut bien admettre, goûteux évidemment, mais en aucun cas ça ne rivalise avec mes moules marinières. Et, comme toujours, elles étaient trop cuites. Je vous le dis en connaisseur qui n'hésite pas à les manger crues : une minute après l'ouverture de leurs coquilles, ces petits bivalves sont mûrs pour la dégustation, et bien plus délicieux. Ne jamais les laisser se dessécher, se racornir. Enfin c'est vous qui voyez... Beurre, oignons, vin blanc, poivre et persil, temps de cuisson suffisant mais sans excès, et c'est tout. 

Puis nous avons déambulé des les rues pavés du vieux Lille, admiré le charme desuet, suranné des façades ancestrales, l'élégance des boutiques. Élégance est d'ailleurs le mot qui convient à cette ville, qui n'a pas la lourdeur des villes flamandes, qui malgré sa proximité avec la Belgique, reste française avant tout.

Le soir tombait. Près de l'opéra le carillon sonna "l'hymne à la joie" pour les dix-neuf heures. C'était l'heure de l'apéro, que nous primes à La Cloche, estaminet depuis 1792, comme le proclame sa devanture.

Le lendemain fut culturel et sportif. Culturel avec la visite du palais des Beaux-Arts, de la maison natale de Charles de Gaulle, des fortifications de Vauban. Ces dernières sont encore zone militaire, ne se visitent pas, abritant une caserne. Sportif car nous fîmes tout cela à pied, et même si Lille n'est pas si grande, on accumule vite les kilomètres. La maison de Charles de Gaulle est une curiosité historique bien sûr, mais aussi, tant elle est restée dans son jus, un exemple de cadre d'une famille bourgeoise et pieuse au début du siècle dernier, un cocon où il devait faire bon vivre, entre la cheminée et le jardin d'hiver.

Le soir venu nous avons repris des forces "chez la Vieille", autre fameux estaminet de la rue de Gand, avec force carbonade flamande et riche plateau de fromages. 

Venise peut attendre. 

Quelques photos :