Quand on pense que pour faire des Têtes de Nègre, il faut battre des blancs au fouet !
Ça rend les polémiques bien inutiles.
Au-delà de nos passions déraisonnables
Quand on pense que pour faire des Têtes de Nègre, il faut battre des blancs au fouet !
Ça rend les polémiques bien inutiles.
Quoi de plus parigot, par un beau dimanche de printemps, que d'aller manger des moules-frites aux puces de Saint-Ouen ? C'est ce que nous avons fait, ma belle et moi, après avoir accompli notre devoir électoral of course.
Partis de notre 14ème, nous avons rejoint Garibaldi par la ligne 13.
À garibaldoche la sortie du métro se fait devant un McDo. Je précise pour ceux qui connaissent le coin et n'y seraient pas revenus depuis longtemps. Jusqu'au milieu des années 80 c'était un bar-tabac, notre repaire à mon pote Steph et moi. Car oui je fus, durant deux petites années, moi aussi un audonien. C'était juste avant de connaître ma belle, et de quitter la zone pour des quartiers plus sûrs pour une belle fille comme elle. Rue Kléber, rue des Rosiers, rue de la Gaîté rue des Bons-Enfants... Ça s'est un peu embourgeoisé le coin : des restos, des petits bars sympathiques qui n'existaient pas quand je crêchais là. Malgré tout il a fallu que nous tombions sur une bagarre très violente, deux protagonistes qui, pour une raison inconnue, se foutaient sur la gueule sans ménager leurs efforts au beau milieu de la rue. L'un d'eux eut le dernier mot d'une droite phénoménale qui envoya par terre son adversaire, dont la tête rebondit sur le bitume. KO, sonné, avec peut-être quelques dents en moins tant la frappe fut dantesque, il lui fallu l'aide de deux personnes pour se relever, chancelant, dans le cirage. Ma belle a été choquée de cet épisode. Pour autant je maintiens qu'il règne dans ce quartier, du côté du marché Paul Bert, une certaine tranquillité. Côté périphérique c'est moins vrai.
Le restaurant, où il m'était arrivé de déjeuner à une table d'Alain Madelin et de son chien Nietzsche, ne servait pas de moules. Nous nous sommes donc rabattus sur le "Petit Navire", plus en profondeur des puces. Au soleil, un carafon de Muscadet au frais, nous nous sommes régalés de moules qui, même si elles n'étaient pas de bouchot (pas la saison) se sont révélées succulentes.
Puis nous sommes entrés dans Paris par la porte de Clignancourt, avons marché jusqu'à la rue Ordener où il y avait... un vide grenier. Vide grenier qui fit le bonheur de ma belle, avant de nous engouffrer dans le métro Guy Moquet.
Si Eric Ciotti ou Laure Lavalette perdent leur pari, je serai attristé.
Si Christian Estrosi gagne le sien, je serai horrifié.
Il y a désormais tant de voix, qui hurlent de partout, que la seule voie possible et salutaire qu'il nous reste, est le mutisme, le silence.
🎶Dans Paris à vélo on dépasse les autos
À vélo dans Paris on dépasse les taxisEn revanche ne me demandez pas c'est quoi l'modèle (moi aussi je sais parler d'jeune...)
Pour un parigot de Paris et de sa banlieue, les prochaines élections municipales se présentent mal. Entre Rachida Dati qui fait son oie blanche, dissimulant ses magouilles d'avocate et ses accointances avec le Qatar, Grégoire, le fils caché d'Anne Hidalgo, qui trouve qu'elle n'est pas allée assez loin dans le bousillage de Paname, Sarah Knafo qui s'invite pour l'occasion comme à une table de poker et fait tapis, la gonzesse de Mélenchon qui a des Black Bloc à recaser dans la police municipale ou la sécurité privée, l'électeur est bien embarrassé et se gratte la tête. Il y a bien le discret Mariani, si discret que pour le moment on ne l'entend pas encore, qu'on ne lui tend pas les micros.
J'ai bien un candidat de premier tour.
Pas sûr d'en avoir un pour le second.
"Un jour une fatigue insupportable prend possession de nos corps et de nos pensées. Ce n'est pas une maladie, et cela n'a rien à voir avec l'âge, les voyages, un chagrin, c'est une inaptitude soudaine à espérer. Comme si, soudain, le monde n'était plus la fabuleuse devanture devant laquelle il y avait eu un plaisir extrême à flâner et à désirer. Cette fatigue n'est pas une fatigue, c'est un ennui, une mélancolie sans cause, indéfinissable, provoquée par rien. Comme si le cerveau et les rêves avaient perdu la suite du programme, ou étaient définitivement parvenus à la fin de celui-ci."
Yves Simon" La manufacture des rêves "
C'est un DVD, acheté 1 € à tout casser, dans un vide-grenier ou une ressourcerie. Il traînait sur mes étagères, oublié, négligé. Un film, et c'est à peine croyable, sorti en 1968 (1968 !!! J'avais sept ans !!!)*. La jaquette, d'ailleurs assez sophistiqué pour un DVD, dit : "ce film n'a pas pris une ride".
Et comment !
Je ne sais pas combien de pipes d'opium, ou d'acides, avait pris Stanley Kubrick pour nous entraîner dans son rêve visionnaire, son délire onirique. Mais tout est là, l'IA qui prend le contrôle sur nos vies, la vie de la station spatiale, qu'il faut d'urgence débrancher pour survivre, pour l'avoir confiée à des algorithmes. Et surtout notre belle planète bleue qu'il faut ensemencer, du plus loin des étoiles.
Magnifique film qui, à l'heure de Grok et de ChatGPT, nous rappelle que nous aurions tort de confier notre intelligence et notre destinée à un ordinateur.
* Et si d'ailleurs en 1968 on était capable d'imaginer l'intelligence artificielle, j'ose à peine imaginer, j'en suis incapable, ce qui se trame dans les cerveaux de 2026.
Bannie, où que tu sois, je pense à toi, et je suis bien certain que les images qui te parviennent de ton pays te réjouissent.
Je t'embrasse, et j'aimerais te dire "l'année prochaine à Téhéran".
Nous apprenons, ravis, que la facture d'électricité pour les "ménages" va baisser de... 10 euros sur un an.
Trop cool...
Encore une journée bien remplie, vivement que ma belle reprenne du collier...
PS : J'allais oublier : si vous voulez déposer un cierge, vous pouvez le faire et le payer sans contact, paiement sécurisé par la Madone, c'est très bien fait, on arrête pas le progrès...
Sur les dalles de bois entourant les quatre tours voulues par Mitterrand, soufflait une bise glaciale, de celles qui nous viennent de l'est, et que les météorologues ont baptisée le "Moscou-Paris". Autant dire que c'est avec un certain plaisir que je m'engouffrais dans la chaleur bienveillante de l'exposition. J'étais disposé à y rester des heures, à y attendre le printemps.
Les mondes de Colette...
C'est peu dire ! Citadine en diable mais profondément rurale, lesbienne puis mariée, bourgeoise aimant à fréquenter les cocottes de son époque, elle n'en faisait qu'à sa tête. Ça vous rappelle quelqu'un ? À l'heure où l'on pleure la mort d'une icône à qui l'on a accolé l'adjectif (mérité) de "libre", Colette semble être son illustre ancêtre.