mardi 25 août 2026

Le legs d'Emmanuel Macron




Que l'on aime ou que l'on n'aime pas (moi personnellement j'aime plutôt), il y en a qui ont laissé la pyramide du Louvre, le musée d'Orsay ou celui du quai Branly. Ou encore ce truc, qui est fermé pour restauration, ce musée des arts modernes que l'on doit à Pompidou, qui finit avec le temps par être respectable.

Lui a choisi de nous laisser un parc d'attraction pour débiles mentaux. Son idée de la France. 

C'est dire en quelle estime il a porté ses concitoyens pendant une trop longue décennie. 


dimanche 23 août 2026

Au Louvre





S'il y a un endroit qui offre un démenti cinglant à tous ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de culture française, voire de culture européenne avant cette saloperie de Bruxelles, c'est bien le Louvre. Le Louvre c'est un formidable coup de pied au cul à tous ceux qui prennent plaisir à renier leurs racines.

Après avoir gambadé sur les remparts de Saint-Malo, de retour à Paris, nous avons, ma belle et moi, parcouru les galeries du Louvre.

Descendus au métro Palais Royal, il m'a fallu la suivre au pas gymnastique. Elle galopait se faufilait, faisant peu de cas de la circulation rue de Rivoli, heureusement assez limitée en cette période de l'année. On aurait dit un petit équidé qui sentait l'écurie. Il faut dire qu'au Louvre elle est, pour des raisons qui lui sont personnelles, un peu chez elle. Elle sait tout de cet endroit, des fondations Philippe Auguste, jusqu'à l'érection de la pyramide de Pei en passant par le casque de Charles VI le Fou.

Il y a tant de choses à voir au Louvre, de la cour des chevaux de Marly, jusqu'à ces salons d'apparat de l'aile Richelieu, dont il fut si compliqué de virer Balladur, en passant par la galerie d'Apollon. Galerie d'Apollon, qui depuis le traumatisme du casse du siècle, est entièrement vide, n'a plus la moindre joncaille à voler, n'est plus qu'une galerie de portraits de tous ces rois qui ont fait la France. Un vide très fréquenté, presque plus que la salle de la Joconde. Je ne vais pas ici jeter la pierre à tous ceux qui venaient "pour voir", puisque nous en étions.

Mais si nous sommes venus au Louvre en ce dimanche, ce n'était pas pour revoir ce que nous connaissions déjà, mais pour le triptyque du maître de Moulins, restauré et exposé ici pour quelques jours. C'est, d'après ma belle, probablement la seule représentation de la Vierge Marie qui semble en lévitation entre ciel et terre.

Nous sommes ressortis du musée par le jardin des Tuileries, et avons regagné la rive gauche par le pont des Arts, jusqu'à l'Institut et l'emplacement de l'ancienne tour de Nesle. L'histoire de la tour de Nesle, j'aurais bien voulu vous en parler ici, moi qui ne la connaissais pas il y a peu. Pourtant je connais François Villon, qui en parle dans l'un de ses poèmes, pourtant je connais bien Brassens, qui chante François Villon, "Mais où sont les neiges d'antan". Mais j'aurais fait trop long. Je vous laisse découvrir ailleurs, c'est facile, la Tour de Nesle, qui a donné une expression pour exprimer le courage: "aller à la tour de Nesle". 











samedi 22 août 2026

On nous a vus à Saint-Malo




C'est bien joli Saint-Malo, ses ruelles pavées, ses remparts, sa petite halle aux blés, ses portes de Dinan et de Saint-Vincent. Mais plus jamais je n'y retournerai. Et surtout pas au mois d'août. Saint-Malo au mois d'août c'est tout simplement l'enfer. Cette foule, cette foule... Montmartre en comparaison est quasiment désertique. Et ces remparts justement, donnent l'impression d'être emprisonnés avec une multitude que d'ordinaire on fuirait. On étouffe littéralement. Quant à la gastronomie locale il y aurait beaucoup à dire, mais ce serait trivial. Disons que le touriste de passage est vraiment pris pour un dindon à plumer sans égard ni ménagement, que certaines adresses mériteraient la visite de la répression des fraudes... C'est fou de penser que ce genre d'endroit est un aimant à gogos. Et pendant ce séjour de quelques jours, je me suis senti un gogo. C'est une impression très désagréable que d'être pris pour un gogo. Nous avions choisi, ma belle et moi, ce petit port pour nous rapprocher de fiston, sa belle, et leurs deux enfants qui avaient fui la canicule de leur Balagne pour trouver un peu de fraîcheur en Bretagne. Si nous avions su nous aurions pris le TGV Paris - Saint-Malo pour y louer, comme nous l'avons fait, une voiture, et nous aurions pris dare-dare la direction de Cancale. Ha Cancale... voilà un bord de mer qui ne se la pète pas ! Huîtres pour quelques euros les pieds dans l'eau, et verre de muscadet offert !

Dinard en revanche ce n'est pas pour moi : je n'ai pas le standing. Nous y avons quand même mangé dans un excellent restaurant qui s'appelle, ne riez pas, le Pic à Bulot. Excellent choix mais grande attente.

Autre étape charmante, le village de Bécherel, qui se mourait au milieu du siècle dernier, avant que deux femmes décident d'en faire un village à thème, en l'occurrence le livre. Des librairies de livres anciens il y en a partout, c'est même l'activité principale du village. Même le bar tabac s'est pris au jeu et s'est baptisé d'un jeu de mots : "Les Mar-Mots". Mais cette initiative heureuse, qui a redonné vie aux vieilles pierres, fait de ce village une curiosité, pas réellement un endroit authentique.

En résumé, amis voyageurs, "Étonnants voyageurs", fuyez comme la peste Saint-Malo, préférez-lui n'importe quel autre endroit dans la région dont vous n'avez jamais entendu parler : vous y goûterez meilleure tranquillité.










lundi 3 août 2026

Elle se marre



Elle se marre. 

À "S" elle voit tout, entend tout. 

Elle sait tout de nos menus, de nos joies, nos engueulades, nos inquiétudes. 

Et, avec son sourire en coin, narquois, elle se marre.