dimanche 30 mars 2025

Hidalgo a tué Paris

 


 

Hidalgo a tué Paris.

C'est la réflexion que je me faisais hier soir, alors que ma belle et moi nous nous promenions à Montparnasse, quartier qu'aimait tant Hemingway, et qu'il ne reconnaîtrait pas. 

Les néons du boulevard brillent dans le vide. 

Les passants pressés semblent vouloir respecter une autorisation "covid".

Ils sont vieux.

La jeunesse, chassée par la cherté de la ville, l'a fuie.

En un peu moins de douze ans, Hidalgo aura réussi à transformer une ville festive, joyeuse, en un Ehpad pour retraités fortunés, un musée pour touristes friqués. 

Dans un rayon de cinq cents mètres autour de chez moi, je pourrais compter pas moins d'une cinquantaine de commerces qui ont baissé définitivement le rideau : plus de places de stationnement, mais des pistes cyclables où s'engouffrent des zombies, esclaves livreurs de pizzas, bobos au job mal défini. Les brasseries, naguère ouvertes jusqu'à point d'heure, servent leurs derniers clients un peu avant minuit. Puis c'est un silence mortuaire qui prend possession des quartiers.

Hidalgo a tué Paris, et le mal est si profond, si certain, que l'on ne voit pas comment le prochain édile pourrait réparer les fautes. Sauf à replonger les Parisiens dans une décennie de travaux.

Hidalgo a tué Paris, l'a triturée comme un enfant sadique l'aurait fait d'un insecte. De quel droit ?

Paris n'est plus une fête.

2 commentaires:

  1. Est-ce que Anne Hidalgo veut faire de Paris ce que Emmanuel Macron a fait de la France et Ursula von der Leyen de l'"Union Européenne" ? ça semble bien parti.

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    1. Ça y ressemble beaucoup : se débarrasser du peuple turbulent.

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Lâchez-vous !
Mais en gens bien élevés tout de même...