dimanche 23 août 2026

Au Louvre





S'il y a un endroit qui offre un démenti cinglant à tous ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de culture française, voire de culture européenne avant cette saloperie de Bruxelles, c'est bien le Louvre. Le Louvre c'est un formidable coup de pied au cul à tous ceux qui prennent plaisir à renier leurs racines.

Après avoir gambadé sur les remparts de Saint-Malo, de retour à Paris, nous avons, ma belle et moi, parcouru les galeries du Louvre.

Descendus au métro Palais Royal, il m'a fallu la suivre au pas gymnastique. Elle galopait se faufilait, faisant peu de cas de la circulation rue de Rivoli, heureusement assez limitée en cette période de l'année. On aurait dit un petit équidé qui sentait l'écurie. Il faut dire qu'au Louvre elle est, pour des raisons qui lui sont personnelles, un peu chez elle. Elle sait tout de cet endroit, des fondations Philippe Auguste, jusqu'à l'érection de la pyramide de Pei en passant par le casque de Charles VI le Fou.

Il y a tant de choses à voir au Louvre, de la cour des chevaux de Marly, jusqu'à ces salons d'apparat de l'aile Richelieu, dont il fut si compliqué de virer Balladur, en passant par la galerie d'Apollon. Galerie d'Apollon, qui depuis le traumatisme du casse du siècle, est entièrement vide, n'a plus la moindre joncaille à voler, n'est plus qu'une galerie de portraits de tous ces rois qui ont fait la France. Un vide très fréquenté, presque plus que la salle de la Joconde. Je ne vais pas ici jeter la pierre à tous ceux qui venaient "pour voir", puisque nous en étions.

Mais si nous sommes venus au Louvre en ce dimanche, ce n'était pas pour revoir ce que nous connaissions déjà, mais pour le triptyque du maître de Moulins, restauré et exposé ici pour quelques jours. C'est, d'après ma belle, probablement la seule représentation de la Vierge Marie qui semble en lévitation entre ciel et terre.

Nous sommes ressortis du musée par le jardin des Tuileries, et avons regagné la rive gauche par le pont des Arts, jusqu'à l'Institut et l'emplacement de l'ancienne tour de Nesle. L'histoire de la tour de Nesle, j'aurais bien voulu vous en parler ici, moi qui ne la connaissais pas il y a peu. Pourtant je connais François Villon, qui en parle dans l'un de ses poèmes, pourtant je connais bien Brassens, qui chante François Villon, "Mais où sont les neiges d'antan". Mais j'aurais fait trop long. Je vous laisse découvrir ailleurs, c'est facile, la Tour de Nesle, qui a donné une expression pour exprimer le courage: "aller à la tour de Nesle". 











8 commentaires:

  1. Rassurez moi...!
    L'avant -dernière photo... ce sont bien des pleureuses, n'est-ce pas ?

    bedeau encore anonymisé !!!

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    1. Des moines pleurants précisément.

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    2. Etes-vous allé regarder sous leurs robes ? :-D

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    3. 😃 plus facile à dire qu'à faire !😊

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  2. Trop tard pour voir "La Vierge du chancelier Rolin" (Mars 2024) de Jan van Eyck qui est un des peintres parmi les plus extraordinaires.

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    1. Nous avons vu des peintures très ressemblantes !

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    2. Très certainement ressemblantes, mais Van Eyck c'est vraiment exceptionnel à beaucoup de points de vue, et je ne suis pas spécialement "branché" peinture ou Vierge Marie..

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    3. Je vous crois sur parole et je veux bien savoir ce qui le rend exceptionnel si vous voulez.

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Lâchez-vous !
Mais en gens bien élevés tout de même...