dimanche 22 mars 2026

La sortie parigote




Quoi de plus parigot, par un beau dimanche de printemps, que d'aller manger des moules-frites aux puces de Saint-Ouen ? C'est ce que nous avons fait, ma belle et moi, après avoir accompli notre devoir électoral of course.

Partis de notre 14ème, nous avons rejoint Garibaldi par la ligne 13.

À garibaldoche la sortie du métro se fait devant un McDo. Je précise pour ceux qui connaissent le coin et n'y seraient pas revenus depuis longtemps. Jusqu'au milieu des années 80 c'était un bar-tabac, notre repaire à mon pote Steph et moi. Car oui je fus, durant deux petites années, moi aussi un audonien. C'était juste avant de connaître ma belle, et de quitter la zone pour des quartiers plus sûrs pour une belle fille comme elle. Rue Kléber, rue des Rosiers, rue de la Gaîté rue des Bons-Enfants... Ça s'est un peu embourgeoisé le coin : des restos, des petits bars sympathiques qui n'existaient pas quand je crêchais là. Malgré tout il a fallu que nous tombions sur une bagarre très violente, deux protagonistes qui, pour une raison inconnue, se foutaient sur la gueule sans ménager leurs efforts au beau milieu de la rue. L'un d'eux eut le dernier mot d'une droite phénoménale qui envoya par terre son adversaire, dont la tête rebondit sur le bitume. KO, sonné, avec peut-être quelques dents en moins tant la frappe fut dantesque, il lui fallu l'aide de deux personnes pour se relever, chancelant, dans le cirage. Ma belle a été choquée de cet épisode. Pour autant je maintiens qu'il règne dans ce quartier, du côté du marché Paul Bert, une certaine tranquillité. Côté périphérique c'est moins vrai. 

Le restaurant, où il m'était arrivé de déjeuner à une table d'Alain Madelin et de son chien Nietzsche, ne servait pas de moules. Nous nous sommes donc rabattus sur le "Petit Navire", plus en profondeur des puces. Au soleil, un carafon de Muscadet au frais, nous nous sommes régalés de moules qui, même si elles n'étaient pas de bouchot (pas la saison) se sont révélées succulentes. 

Puis nous sommes entrés dans Paris par la porte de Clignancourt, avons marché jusqu'à la rue Ordener où il y avait... un vide grenier. Vide grenier qui fit le bonheur de ma belle, avant de nous engouffrer dans le métro Guy Moquet. 

Oui vraiment ce fut une bien belle journée. 



8 commentaires:

  1. Déjà, les dernières fois que nous y sommes allés (fin 1970/début 1980...), ce n'était déjà plus les Puces de ma jeunesse.. Disparu "l'Indien" un marchand de fringues psyché-cool... un revendeur d'appareils photo, de caméras et de magnétos d'occasion (marchandé un "Uher" portable et une super8 dont je n'ai jamais fait l'usage... mais je me voyais déjà en Lelouch pour le prix d'un pantalon en daim et d'un gilet brodé)

    Déjà, une dizaine d'années avant :
    https://youtu.be/_DGdJAaP41A

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    1. Je ne la connaissais pas cette chanson.
      Sinon je trouve que ça n'a pas tant changé depuis les années 80. Les commerces sont sensiblement les mêmes.

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  2. Le muscadet était-il madérisé (comme tous les muscadets que j'ai bus à Paris, mais ça fait longtemps que je n'y ai mis les pieds) ? Voilà vraiment une chose qui n'arriverait pas ici : laisser vieillir le muscadet (quelle idée !)

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    1. Ah non il était au top ! Et je vous avoue n'avoir jamais bu un vin blanc madérisé à Paris. Vous n'avez pas eu de chance...

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  3. Vous avez abandonné le lion de Belfort pour les Puces de Saint-Ouen... Bonne idée, on y trouve parfois des trésors, j'ai toujours une icône, une vraie. Représentant une Vierge à l'Enfant en robe bleue, sur fond doré. Une merveille, payée des clopinettes.

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  4. Oui ça nous a fait traverser tout Paris du sud au nord et réciproquement. Et oui on y fait toujours des affaires. Ma belle, avisant une chaise qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à une que nous avons déjà se dit qu'elle l'achèterait bien pour faire la paire. Elle en demande le prix au monsieur qui lui répond qu'elle est déjà vendue mais que si nous revenions le weekend suivant il en aurait d'autres à 10 € pièce. Chaise de belle facture je précise.

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    1. 10 €, c'est plutôt une petite facture...




      (OK, je connais le chemin)

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    2. Non non, c'est bon ! 😄

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Lâchez-vous !
Mais en gens bien élevés tout de même...