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vendredi 25 septembre 2026

Le Puy du Fou du pape


C'est assez incroyable ce que je viens de voir sur mon petit écran. Le pape s'offrant, au Stade de France, un spectacle digne du Puy du Fou, avec Jeanne d'Arc et toutes les figures historiques de l'histoire de France, avant cette fâcheuse révolution. Philippe de Villiers doit être jaloux. C'est aussi une réponse magnifique à la minable et odieuse cérémonie qui nous a été infligée pour les Jeux Olympiques. Bravo à ce pape de nous avoir offert ce rappel historique qui remet l'église au milieu du village !

jeudi 24 septembre 2026

La chrétienté française cet autre désert d'Atacama

 



Je vois en Charlotte d'Ornellas une magnifique ambassadrice de la foi chrétienne. En l'écoutant j'ai parfois honte d'avoir laissé de côté cette foi, pourtant transmise avec ferveur par mes parents. Et puis je me console, je me rassure, je me dis qu'elle est toujours là, au fond de moi, en sommeil.

La chrétienté, en France, est semblable à ces graines tapies au fond des sols arides du désert d'Atacama, qui attendent des années, des siècles parfois, la pluie qui viendra les féconder de nouveau. C'est le cas en ce moment grâce à l'effet El Niño. 

Peut-être que la venue du pape en France, à partir de demain, aura un effet El Niño, plus qu'une rosée, plus qu'une averse, un déluge qui fera se remplir de nouveau les églises.


mercredi 23 septembre 2026

Une prière



J'aimerais bien, avant de rentrer à Paris, revoir la pluie. Étrangement, en dépit de cet été caniculaire, ici, à "S", nous n'avons pas manqué d'eau. Les collines, sans doute gorgées d'eau par les pluies printanières, ont restitué leurs abondants arrosages durant tout juillet et août. Mais là, visiblement, on en voit le bout. Mon ruisseau s'assèche. Il n'est plus rare, le matin à l'aurore, de voir un brocard venir se désaltérer dans la dernière flaque d'eau un peu conséquente. La pluie nous est promise pour jeudi prochain, mais, en secret, je prie pour qu'elle arrive avant. La vue de ces pierres qui affleurent me désole. Sans compter qu'ici, ce petit cours d'eau est ma seule ressource pour rester propre, laver mon assiette.

Peut-être que ce soir, au clair de lune, j'irai exécuter une danse sur la terrasse pour implorer les dieux.

vendredi 18 septembre 2026

Une génération d'autistes




Nous ne savons plus nous parler. Nous ne savons plus échanger. Tout sujet devient inflammable, discorde, mots qui s'envolent, deviennent des cris, des hurlements. Chacun semble emmuré derrière sa forteresse, et dès qu'il entend un mot qui ne lui plaît pas, il sort les flèches et l'huile bouillante. La disputation calme et apaisée n'est plus qu'un lointain souvenir. Il me semble que c'est un phénomène nouveau, qu'il y a encore quelques années on pouvait discuter sereinement de tout, argument contre argument. Ce n'est visiblement plus le cas. Je viens d'en faire l'expérience à "S", sur un sujet aussi banal que l'éducation nationale, comparant les succès du privé par rapport à ceux du public. Pour avoir vanté les mérites du premier, je me suis fait traiter de fasciste, de suppôt de Poutine, d'auditeur d'Europe 1 et de CNews. N'en jetez plus... et tout cela de la part d'un ami de 40 ans, que je croyais bien connaître, et qui s'est révélé sous un jour que je ne lui connaissais pas : rigide, fermé, bloqué ; intolérant.

Mon ami roule dans une voiture électrique dernière génération. Je crois que c'est là qu'il se trouve le mieux. Toutes vitres fermées, dans une bulle sensorielle où le véhicule émet des sons apaisants, où la température est constamment à 22 degrés, et le GPS actionné en permanence, anticipe votre moindre négligence de conduite, le monde peut s'écrouler autour de lui : il s'en fout. J'ai été captif de ses trajets, où le but n'était pas de trouver un point d'arrivée, mais de rester le plus longtemps possible dans la bulle. D'oublier le réel, de ne plus rien voir de la vie autrement qu'en mode virtuel. Un côté 2001 l'Odyssée de l'Espace. Je ne pense pas que tous les utilisateurs de véhicules électriques soient des autistes, mais je pense que les véhicules électriques réveillent en certains un autisme caché. Je l'ai vu chez mon ami. Et ce n'est pas un hasard si le plus grand promoteur de la voiture autonome, de la voiture électrique qui décide de tout pour nous, soit un autiste : Elion Musk, qui trouva amusant d'envoyer une Tesla dans l'espace.

Mon ami a une passion exagérée, pathologique, pour les étoiles...

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Ok pour leurs carrosses électriques, mais au moins pourraient-ils y mettre un cendrier ? 


lundi 14 septembre 2026

Message de service


Plus aucun blog ne s'actualise dans ma liste de blogs colonne de droite. J'en ignore la raison mais j'y vois la fin du format des blogs tel que nous les avons appréciés depuis les années 2000. Bien sûr d'autres formules plus récentes existent, mais je ne suis pas certain d'avoir envie de tenter l'aventure. On verra ce que cela donne dans les jours à venir, mais en attendant je remercie tous ceux qui ont eu la gentillesse un jour ou l'autre de visiter ce blog et d'y laisser quelques mots.

dimanche 13 septembre 2026

Les vertueux




Les vertueux sont en grève. Ils diffusent actuellement leur meilleur programme : une playlist ma foi très éclectique.

Les vertueux sont en grève. Rendez-vous compte : leur direction s'est piquée de débaucher un journaliste de Valeurs Actuelles pour animer une minuscule chronique économique, dominicale je crois, à l'heure de la messe. D'ailleurs il y a une malhonnêteté dans le message diffusé par France Inter qui explique les raisons de la grève. Ce message parle de chronique politique. Je veux bien que tout soit politique, mais là en l'occurrence il s'agit bien d'une très brève chronique économique. Pour les vertueux de la station c'en est trop, et ils réclament tous en chœur le départ du criminel. C'est que voyez-vous, on n'est pas loin, sur la radio de la parole vraie, de la parole juste, d'y voir le retour du fascisme, des heures les plus sombres de notre histoire, le bruit des bottes et tutti quanti... le loup est entré dans la bergerie. Pourtant, si vous voulez mon avis, c'est bien sur la radio de service public que l'on marche au pas de l'oie, qu'aucune tête ne doit dépasser.

Et si le fascisme n'était pas là où on le croit ? Je pose la question mais j'ai déjà ma petite idée.

lundi 7 septembre 2026

Sur les traces de Léo Malet





Elle en a de bonnes parfois ma belle. Aujourd'hui elle a voulu m'emmener sur les traces de Léo Malet, de Nestor Burma et de brouillard au pont de Tolbiac. C'était une idée plutôt séduisante. Dans mon panthéon du roman noir ou du polar à la française, il y a tout en haut Simenon, juste en dessous Léo Malet, et loin, très loin derrière, Frédéric Dard.

Mais que reste-t-il de ces traces?

C'est un quartier que nous connaissons bien, pour y avoir habité rue Bobillot dans les années 80. Et déjà à cette époque plus rien ne devait ressembler à ce qu'avait connu Léo Malet. Aujourd'hui le pont de Tolbiac n'existe plus, la rue Watt n'en a plus que le nom. Nous avons eu la chance de les voir comme au temps de Nestor, comme Tardi les a immortalisés. Tout ce front de Seine, rive gauche, qui n'était encore qu'une friche il y a quelques décennies, une zone un peu pourrie il faut bien le dire, a été entièrement transformé, livré aux promoteurs, aux architectes les plus délirants. Plus de place au mystère, à la poésie. Plus de quoi y trouver l'inspiration d'un roman. Même le brouillard a déclaré forfait. Léo Malet en pleurerait.

Mais le plus amusant dans cette déambulation dans le 13e arrondissement, avec ma belle et son plan de Paris à l'ancienne, en papier entre ses mains qui refusent Google Maps, fût de trouver la rue du Javelot, qui mène ensuite à la rue du Disque. Comme balade dominicale je vous conseille. Imaginez une rue de près d'un kilomètre, qui circule sous le quartier des Olympiades, qui parcourt une multitude de parkings, qui sent la pisse et le nem trop cuit, où végète une faune qui ne sait plus rien du soleil. Franchement même moi je n'étais pas rassuré. Mais elle voulait à tout prix voir ce temple bouddhiste, qui se trouve donc rue du Disque. Étonnant endroit que ce temple, entre béton et béton. Il n'y avait personne quand nous y sommes entrés. Et, sur une table il y avait cette pipe, abandonnée, oubliée, cette pipe qui ressemble beaucoup à une pipe à opium.

Je crois qu'il me faudrait beaucoup d'opium pour vivre et prier dans un tel univers. Certains y arrivent visiblement. 

Cet endroit aurait certainement inspiré Léo Malet : "Fumées rue du Disque".





samedi 5 septembre 2026

Nicolas Jegou




60 ans... 

Nicolas, qu'il m'autorise là où il est à l'appeler par son petit nom, est mort.

C'est au détour d'un commentaire sur le blog de JE (qui lui est un revenant) que j'ai appris la nouvelle. 

J'aimais parcourir ses blogs, j'aimais lui apporter, tenter de lui apporter, la contradiction. Mais c'est peu dire que nos échanges manquaient de courtoisie, de cordialité. Nous nous insultions copieusement, généreusement. Il me saquait, supprimait mes commentaires. Je pense que je n'y suis pas pour rien si un jour il a décidé de filtrer les commentaires. Alors j'usais, pour lui dire ses quatre vérités, de stratagèmes, de pseudonymes nombreux et variés. Était-il dupe ? Par son métier il devait lui être facile de deviner qui se cachait derrière "Maxime", "Antoine" etc... Mais ça passait.

La faucheuse ces derniers mois est impitoyable avec les blogueurs. Maxime Tandonnet, Didier Goux  (celui qui m'a donné envie de bloguer), et aujourd'hui Nicolas. Et ça me rappelle un débat déjà ancien sur la fin des blogs, la mort des blogs. Pour moi tenir un blog est une activité de vieux, ou disons de personnes d'un certain âge, attachées à la forme du journal, au côté littéraire du format. Les jeunes ne tiennent pas de blog, ils lui préfèrent la forme plus instantanée, plus racoleuse, des plateformes, où ils peuvent se mettre en scène quelques secondes. les jeunes préfèrent l'image au verbe.

C'est pourquoi il est faux de dire que les blogs se meurent ; ce sont leurs créateurs qui passent l'arme à gauche. Et c'est désolant car le blog finalement, était une transition inespérée entre l'écrit de toujours, et l'avènement numérique. Il n'aura pas résisté au déferlement ordurier, à la puissance et à la tentation des algorithmes. Le numérique est une succession de 0 et de de 1 ou toujours le 0 triomphe.

Nicolas est mort donc, sans que jamais je n'ai pu l'apercevoir, discuter cinq minutes avec lui, à la Comète, où il m'arrivait de m'arrêter pour prendre un verre. Nos échanges resteront à jamais virtuels. Mais j'ai l'impression de bien l'avoir connu. 

Qu'il repose en paix. 

Un article dans un journal local lui rend hommage.